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Ce dernier est donc sceptique à l’idée que des gens aient accès à des images captées à son domicile.

Le dépliant stipule que la vidéosurveillance est l’une des meilleures méthodes existantes pour appréhender les criminels et condamner les suspects qui sont pris en flagrant délit. Il s’agit donc de la raison de l’instauration du système de surveillance.

Or, heureusement, l’inscription au registre n’est pas obligatoire, et la possibilité de s’y désinscrire en tout temps est simple et rapide. Le propriétaire est donc totalement libre de participer ou non au registre.

Par ailleurs, on lui assure que même si la police le contacte pour lui demander un accès aux images captées par sa caméra, Michel est totalement libre de refuser sans avoir à fournir des explications supplémentaires. On lui assure que dans l’éventualité où il acceptait, les images seraient stockées dans un serveur pourvu de « protocoles de sécurités robustes ». Les policiers seront en possession des documents et pourront consulter les images seulement après que le propriétaire accepte de les divulguer.

Michel est rassuré, mais pas complètement. Le registre est mis sur pied par une entreprise publique (la ville) en laquelle il a confiance. Il estime que l’intérêt de la ville converge avec les siens, soit s’assurer de sa sécurité, sans être trop intrusif.

Cependant, il pense à ses voisins qui ont peut-être aussi des caméras de surveillance et se demande si ces dernières ne pourraient pas enfreindre sa vie privée. Bien qu’il ait le contrôle sur ses appareils, il n’en est pas de même pour ceux de ses voisins. Intéressé, mais pas convaincu, Michel enfouit le dépliant dans ses poches avant de se diriger vers sa voiture.

Solution proposée

La loi est du côté Trois-Rivières